La prévention des risques psychosociaux reste, en 2026, un enjeu central pour les employeurs et les ASBL. Stress, tensions internes, changements organisationnels ou conflits interpersonnels peuvent rapidement fragiliser un climat de travail lorsqu’ils ne sont pas encadrés par une politique de prévention structurée. Retrouvez la note à télécharger ‘Politique bien-être : La prévention et la protection au travail‘ dans notre espace Outils > Droit du travail, sous l’onglet ‘Obligations employeur’.
Une décision récente
Une décision récente du Tribunal du travail de Liège du 12 janvier 2026 rappelle qu’un management ferme ou une réorganisation interne ne constituent pas en soi du harcèlement moral. En revanche, lorsque certaines pratiques ciblent une personne déterminée et entraînent une atteinte à sa santé, la responsabilité de l’employeur peut être engagée.
Au-delà du cas d’espèce, cette décision met surtout en lumière l’importance de la prévention. Le pouvoir de direction demeure intact, mais il doit s’exercer dans un cadre clair, documenté et cohérent avec les obligations légales en matière de bien-être au travail.
Concrètement, tout employeur doit intégrer les risques psychosociaux dans son analyse des risques. Celle-ci ne peut se limiter aux aspects purement techniques ou matériels: elle doit également identifier les situations susceptibles de générer du stress excessif, des conflits graves ou des faits de violence et de harcèlement.
Les résultats de cette analyse doivent être traduits dans un plan global de prévention glissant sur cinq ans et dans un plan d’action annuel. La procédure interne en matière de risques psychosociaux doit être formalisée et intégrée au règlement de travail. Les coordonnées du conseiller en prévention compétent ainsi que, le cas échéant, celles de la personne de confiance, doivent y figurer clairement.
Pour les structures ayant récemment connu un changement de direction, une réorganisation ou une évolution du style de management, il est particulièrement opportun de vérifier que l’analyse des risques est à jour et que la politique de bien-être est effectivement opérationnelle.
Pas qu’une simple formalité administrative
La prévention des risques psychosociaux ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle est un outil de gestion et de sécurisation juridique. Une politique cohérente et correctement documentée permet d’anticiper les tensions et de réduire significativement le risque de contentieux.
La Boutique de Gestion accompagne les employeurs et les ASBL dans la mise à jour de leur politique de bien-être et de leur règlement de travail, afin de sécuriser leur organisation et d’assurer un cadre de travail respectueux et conforme à la législation.
Une actu rédigée par le service juridique de La Boutique de Gestion – info@boutiquedegestion.be